Le calfatage


 

Calfater, c'est colmater les interstices entre les bordages pour les rendre étanches mais aussi pour rigidifier la coque (en limitant les mouvement d'une latte par rapport à ses voisines). On insère un cordon d'étoupe dans la couture et le recouvre d'une couche de mastic.

Le calfatage se pratique sur l'extérieur du bordage ; jamais à l'intérieur.

 

L'opération est délicate : mal fait, non seulement il n'assure pas l'étanchéité attendue mais en plus il fatigue le chevillage.

 

Voici ce qu'on peut trouver dans Pitié pour votre bateau (Boutin 1961, p. 7) :

 

Matériaux et outillage pour un calfatage à l'ancienne :

  • filasse de coton ou de chanvre, mastic ;
  • maillet, fer, crochet, couteau de vitrier.

Pour un calfatage moderne :

  • mastic polyuréthane et couteau de vitrier.

 

  1. Retirer l'ancien joint (s'il y en a un) : à l'aide d'un crochet, gratter le mastic et retirer l'ancien cordon d'étoupe.
  2. Insérer l'étoupe : préparer la torsade d'étoupe ou acheter une pelotte toute faite et pousser le cordon dans la couture au moyen d'un fer et d'un maillet. Pour les coques légères, Boutin conseille d'utiliser une molette emmanchée plutôt que le fer. On peut aussi peindre l'intérieur des coutures avant d'y insérer l'étoupe, de manière quepar la suite, le bois ne "pompe" pas trop le mastic.
  1. Mastiquer sans remplir entièrement et araser à l'aide d'un couteau de vitrier. Pour les ponts en lattes étroites (ce qui semblerait se rapprocher des canoës), on peut aussi utiliser un vernis "chargé", mélangé à de la poudre de bois.

Si le mastic est trop épais pour calfater de fines ouvertures, on peut le liquéfier en le chauffant au bain-marie.

 

De nombreuses vidéos sur internet donnent un bon aperçu du travail sur d'autres supports.